Etap 21i, un petit croiseur qui mérite le détour ?

Un trimaran futuriste fend les vagues, ses voiles noires déployées. Un spectacle impressionnant, digne d'un "etape 21i avis" de course.

Écrit par

Benoît Faure

Publié le

26 juin 2026

Table des matières

Un petit voilier peut séduire par son prix, puis décevoir dès que le vent monte ou que la vie à bord devient étroite. L’Etap 21i échappe en grande partie à ce piège grâce à sa construction insubmersible, ses deux tirants d’eau et son comportement marin rassurant. Je passe ici en revue les avis sur l’Etap 21i, ses performances, son habitabilité, ses limites et les contrôles à effectuer avant un achat d’occasion.

Ce que l’Etap 21i offre vraiment à son propriétaire

  • Voilier transportable de 6,56 m, adapté aux croisières côtières et aux escales en faible profondeur.
  • Construction insubmersible grâce au contremoulage rempli de mousse.
  • Deux tirants d’eau disponibles, autour de 0,70 m avec quille tandem ou 1,30 m avec quille à bulbe.
  • Comportement sain, avec double safran et bonne stabilité directionnelle.
  • Habitabilité correcte pour deux adultes, mais hauteur sous barrots limitée et rangements perfectibles.
  • Budget d’occasion généralement situé autour de 10 000 à 15 000 € selon l’état et l’équipement.

Un voilier blanc, un

Les avis sur l’Etap 21i sont-ils vraiment positifs

Mon impression générale est favorable, surtout pour un propriétaire qui cherche un voilier compact, facile à déplacer et suffisamment habitable pour des week-ends. Les essais et témoignages mettent souvent en avant une barre agréable, une bonne tenue de route et une sensation de sécurité supérieure à celle de nombreux petits croiseurs de même époque.

Le point qui revient le plus souvent concerne la quille tandem. Ses deux plans de quille courts, réunis par une semelle, réduisent le tirant d’eau tout en conservant une bonne stabilité latérale. Le bateau peut ainsi approcher des mouillages peu profonds et s’échouer plus facilement, à condition de prévoir les béquilles adaptées.

Les deux safrans inclinés jouent aussi un rôle important. Quand le bateau gîte, le safran sous le vent reste bien immergé et conserve son efficacité. Cela donne une trajectoire plus régulière dans les rafales, ce que je considère comme l’un des vrais atouts de ce modèle pour un équipage peu expérimenté.

Il ne faut toutefois pas transformer ces qualités en promesse excessive. L’Etap 21i reste un petit voilier de croisière côtière, avec une longueur à la flottaison d’environ 6,10 m et une vitesse théorique proche de 6 nœuds. Il est agréable dans son programme, mais ce n’est ni un croiseur hauturier ni un bateau de régate pure.

Une fiche technique intéressante pour un voilier de 6 mètres

L’Etap 21i a été conçu par Mortain et Mavrikios et construit en Belgique par Etap Yachting à partir de la fin des années 1990. Les sources ne donnent pas toutes le même total, mais la production se situe autour de 500 à 550 unités, ce qui explique la présence régulière de bateaux d’occasion en France et dans les pays voisins.

Caractéristique Valeur courante
Longueur hors tout 6,56 m
Largeur 2,49 m
Déplacement Environ 1 150 à 1 230 kg
Lest Environ 300 à 350 kg
Tirant d’eau 0,70 m ou 1,30 m
Surface de voilure au près Environ 23,9 m²
Propulsion Moteur hors-bord
Couchettes annoncées 4, avec un confort réaliste pour 2 adultes
La version à faible tirant d’eau convient particulièrement aux plans d’eau peu profonds, aux bassins d’Arcachon, aux estuaires et aux zones de marnage. La version à quille profonde de 1,30 m offre en revanche une sensation plus classique au près et peut mieux convenir à la navigation côtière exposée.

Un détail mérite de la prudence lors de l’achat. Les fiches disponibles ne sont pas parfaitement homogènes sur la catégorie de conception CE, certaines indiquant B, d’autres C. Je vérifierais donc systématiquement la plaque constructeur, la déclaration de conformité et le manuel du bateau concerné plutôt que de me fier à une fiche générique.

Comment se comporte l’Etap 21i sous voile

À la barre, le bateau est décrit comme vivant sans devenir nerveux. Avec une brise légère, il faut porter suffisamment de toile pour éviter une progression molle, car son déplacement proche de 1,2 tonne demande un minimum de vent. Dès que le vent monte, le lest en fonte et les deux safrans donnent une réponse plus ferme.

Le plan de voilure fractionné, avec grand-voile et génois de taille raisonnable, facilite les virements et les réglages. C’est un ensemble que je trouve adapté à l’apprentissage, car les réactions restent lisibles. Un équipier débutant comprend assez vite l’effet d’un choqué de grand-voile ou d’un réglage de génois.

Le compromis apparaît au portant. Comme sur beaucoup de gréements fractionnés, le bateau peut manquer de puissance lorsque le vent vient franchement de l’arrière. Un spi asymétrique ou un gennaker améliore nettement les sensations, mais il ajoute du budget, du rangement et de la complexité.

La stabilité ne dispense pas de respecter le programme du bateau. Une coque de cette taille peut naviguer dans des conditions côtières sérieuses avec un équipage préparé, mais je déconseille de confondre insubmersibilité et invulnérabilité. La météo, l’état du gréement, les voiles et la capacité de l’équipage comptent davantage que le seul label de sécurité.

Une vraie cabine, mais pas un appartement flottant

L’intérieur est organisé autour d’un carré ouvert avec deux banquettes, une table coulissante, une couchette double à l’avant et des espaces de rangement sous les assises. La hauteur sous barrots d’environ 1,35 m limite le confort pour les personnes grandes, mais elle reste acceptable pour dormir, cuisiner et se changer sur quelques jours.

La cuisine reçoit généralement deux feux, un évier et une pompe à eau douce. Le réservoir d’eau d’environ 20 litres suffit pour un week-end à deux si l’on reste économe, mais il devient rapidement limitant pour une croisière plus longue.

Le cockpit est l’un des points appréciés du modèle. Il est ouvert à l’arrière, relativement spacieux et possède des coffres, dont un emplacement prévu pour la nourrice du moteur. Cette organisation libère de la place à l’intérieur et rend les manœuvres au moteur plus simples dans les ports.

Les défauts sont connus. L’absence de véritable baille à mouillage et de chaumard complique le rangement de l’ancre. Certains coffres sont profonds ou peu accessibles, notamment sous la descente. Dans mon évaluation, le bateau est donc très convaincant pour deux personnes, acceptable à trois, mais nettement moins confortable à quatre sur plusieurs nuits.

Que vérifier avant d’acheter un Etap 21i d’occasion

Le prix affiché ne doit jamais être le seul critère. Des annonces récentes placent certains exemplaires entre 10 500 et 15 000 €, mais l’écart dépend fortement de l’année, du moteur, du gréement, des voiles et de la remorque. Un bateau moins cher peut coûter plusieurs milliers d’euros de plus après remise à niveau.

Je commencerais par une inspection ciblée des éléments suivants.

  • Gréement dormant et sertissages, surtout si le mât et les haubans ont plus de dix ans.
  • Voiles, en recherchant les tissus déformés, les coutures reprises et les points d’usure aux coulisseaux.
  • Safrans doubles, ferrures, axes et éventuels jeux dans la barre.
  • Quille tandem ou quille profonde, avec contrôle des jonctions, de la semelle et des traces de choc.
  • Contremoulage et mousse, sans perçages ou modifications hasardeuses pouvant affecter l’insubmersibilité.
  • Remorque, notamment les freins, les roulements, les pneus et la capacité réellement compatible avec le poids chargé.
  • Hors-bord, qui doit démarrer à froid, refroidir correctement et engager ses rapports sans difficulté.
Il faut aussi vérifier l’humidité du pont, les infiltrations autour des cadènes, du pied de mât et des hublots. Le polyester demande peu d’entretien structurel, mais une coque saine ne signifie pas que l’accastillage est encore au meilleur de sa forme.

À cela s’ajoutent les coûts annuels. Pour un usage côtier classique, je prévoirais environ 300 à 700 € pour l’entretien courant hors place de port, puis davantage une année de réfection du gréement ou des voiles. Le transport sur remorque peut réduire le coût de stationnement, mais il impose un véhicule adapté et une vraie organisation de mise à l’eau.

À qui ce petit croiseur convient le mieux

L’Etap 21i me paraît particulièrement pertinent pour un plaisancier qui veut naviguer le week-end, explorer des mouillages peu profonds ou conserver la possibilité de déplacer son bateau par la route. Sa combinaison de sécurité passive, simplicité et transportabilité reste rare sur le marché de l’occasion.

Il convient aussi à un débutant sérieux qui souhaite progresser sur un bateau capable de l’accompagner plusieurs saisons. En revanche, je choisirais un modèle plus grand pour quatre adultes, les longues traversées ou une vie à bord prolongée. L’habitabilité annoncée ne doit pas masquer la faible hauteur intérieure et la capacité d’eau limitée.

Le choix entre les deux versions de quille est déterminant. La quille tandem privilégie l’accès aux petits fonds et l’échouage, tandis que la quille profonde favorise le comportement classique au près. Il n’y a pas de meilleure version dans l’absolu, seulement celle qui correspond le mieux à votre zone de navigation.

Le verdict qui se dégage après inspection

L’Etap 21i reste un excellent petit croiseur transportable pour deux personnes, à condition d’accepter une cabine basse et une organisation intérieure très compacte. Ses qualités les plus solides sont la construction insubmersible, la stabilité directionnelle, le faible tirant d’eau et le plaisir de barre.

Ses limites sont tout aussi claires. Les rangements ne sont pas toujours pratiques, le mouillage demande quelques aménagements et un exemplaire mal entretenu peut rapidement dépasser son budget d’achat. Un bateau avec un gréement suivi, des voiles correctes, une remorque saine et un hors-bord fiable vaut souvent mieux qu’une unité moins chère présentée comme prête à naviguer.

Pour moi, le bon achat repose donc moins sur l’année de construction que sur l’état réel de la coque, des appendices et du gréement. Bien choisi, ce 21 pieds offre une manière simple et attachante de naviguer, avec suffisamment de caractère pour ne pas se contenter d’être un simple day-boat.

Questions fréquentes

La quille tandem offre environ 0,70 m de tirant d’eau et facilite l’accès aux mouillages peu profonds ainsi que l’échouage avec des béquilles adaptées. La quille profonde, qui atteint environ 1,30 m, procure un comportement plus classique au près et convient mieux à une navigation côtière exposée.

Son lest et ses deux safrans lui donnent une bonne stabilité directionnelle et une barre rassurante dans les rafales. En revanche, le bateau peut manquer de puissance au portant ; un spi asymétrique ou un gennaker améliore alors les sensations, au prix de davantage de budget et de rangement.

Examinez le gréement dormant, les voiles, les ferrures et axes des deux safrans, la quille, les jonctions et le contremoulage rempli de mousse. Vérifiez aussi les infiltrations autour des cadènes, du pied de mât et des hublots, ainsi que l’état de la remorque et le démarrage à froid du hors-bord.

Le bateau annonce quatre couchettes, mais son confort est surtout convaincant pour deux adultes. Avec environ 1,35 m de hauteur sous barrots et un réservoir d’eau d’environ 20 litres, il devient nettement plus contraignant à quatre sur plusieurs nuits.

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remorque gréement etap 21i quille tandem insubmersibilité

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Benoît Faure

Benoît Faure

Je m'appelle Benoît Faure et j'ai trois ans d'expérience dans le domaine de la navigation, de la culture et de l'ingénierie maritime. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon enfance, lorsque je passais mes étés à explorer les côtes et à m'émerveiller devant la beauté des navires. Aujourd'hui, je m'efforce de partager cette passion à travers mes écrits, en aidant mes lecteurs à mieux comprendre les enjeux contemporains de la mer et des technologies maritimes. Je m'engage à fournir des informations utiles, précises et accessibles. Pour cela, je vérifie minutieusement mes sources et compare les informations disponibles afin de simplifier des sujets parfois complexes. J'aime suivre les tendances du secteur et organiser mes connaissances de manière claire, afin que chacun puisse en tirer profit. Mon objectif est de rendre la culture maritime et l'ingénierie accessibles à tous, en rendant ces thèmes captivants et pertinents.

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