Bénéteau First 35 - avis, performances et prix

Voilier blanc naviguant sur une mer agitée. Trois personnes à bord. Le numéro 3517 est visible sur la coque.

Écrit par

Benoît Faure

Publié le

10 mai 2026

Table des matières

Un voilier de 35 pieds peut séduire par sa vitesse, mais il doit aussi rester agréable à vivre et raisonnable à entretenir. Les avis sur le Bénéteau First 35 convergent justement vers cette question d’équilibre entre régate, croisière et budget d’achat. Je passe en revue les sensations sous voile, les limites à bord, les différences entre versions et les contrôles indispensables avant de signer.

L’essentiel à retenir avant de choisir ce voilier

  • Polyvalence : le First 35 moderne vise un compromis réussi entre croisière rapide et régate amateur.
  • Dimensions : environ 10,85 m de longueur, 3,64 m de largeur et 1,85 m de tirant d’eau pour la version 2008-2012.
  • Sensations : il est apprécié pour son équilibre, sa vivacité et sa capacité à accélérer dans le médium.
  • Limites : le cockpit, le confort intérieur et la charge à bord peuvent décevoir ceux qui recherchent un pur voilier de croisière.
  • Occasion : les prix observés vont approximativement de 30 000 € pour les anciennes versions à plus de 100 000 € pour un modèle récent bien équipé.

Deux hommes naviguent sur un voilier blanc par temps venteux. Le bateau, un modèle 35, fend les vagues sous un ciel nuageux.

Ce que les avis disent vraiment du First 35

Le nom First 35 recouvre plusieurs générations. On trouve le modèle historique des années 1980, le First 35S5 produit de 1988 à 1991, puis le First 35 dessiné par Farr Yacht Design et commercialisé à partir de 2008. Mélanger ces bateaux conduit à des avis contradictoires, car leur conception, leur gréement et leur programme ne sont pas identiques.

Mon impression générale est claire. Le First 35 moderne plaît surtout aux navigateurs qui veulent un voilier rapide sans renoncer totalement à la croisière. Les discussions de propriétaires et d’essayeurs soulignent un bateau équilibré, volumineux pour sa taille et capable de rester plaisant lorsque le vent fraîchit.

Il ne faut toutefois pas le présenter comme un croiseur familial pur ni comme une machine de compétition radicale. C’est un course-croiseur, c’est-à-dire un voilier conçu pour avancer vite tout en conservant des aménagements et une autonomie acceptables pour plusieurs jours à bord.

Un bateau qui donne envie de barrer

La version moderne mesure environ 10,85 m de long pour 3,64 m de large. Avec un déplacement proche de 6 060 kg, un tirant d’eau d’environ 1,85 m et un moteur diesel de 29 ch, elle offre un ensemble cohérent pour la navigation côtière et les croisières rapides.

Ce qui ressort le plus des retours, c’est la facilité avec laquelle le bateau prend de la vitesse. Le plan de voilure reste exploitable par un équipage réduit, tandis que la carène conserve une bonne stabilité de route. Pour moi, c’est là que le First 35 réussit le mieux son pari, avec un comportement vivant mais pas inutilement nerveux.

Dans le petit temps, il ne faut pas attendre les performances d’un voilier léger de régate. Son poids et son équipement de croisière finissent par se sentir. En revanche, dès que le vent atteint une force plus confortable, le bateau retrouve son intérêt et peut offrir de vraies sensations, notamment au près et au travers.

Les propriétaires apprécient aussi sa polyvalence en équipage. Il peut être mené par un couple expérimenté, mais il devient naturellement plus performant avec une équipe qui sait régler la grand-voile, le génois et le spi. Le niveau de plaisir dépend donc beaucoup de l’état des voiles et du réglage du gréement, pas seulement du modèle.

Les compromis qui reviennent dans les retours d’expérience

Un cockpit efficace mais pas unanimement apprécié

Le cockpit est pratique pour manœuvrer et suffisamment dégagé pour la régate, mais certains utilisateurs le trouvent moins convaincant en mode croisière. La circulation, les volumes de rangement et la sensation de confort ne rivalisent pas toujours avec celles d’un voilier de croisière plus orienté famille.

Ce détail devient important lors d’une longue sortie. Pour une journée de navigation ou une régate, je le considère comme fonctionnel. Pour vivre dehors pendant plusieurs semaines, la configuration exacte du cockpit et de la plage arrière mérite un essai réel, pas une simple visite à quai.

Un intérieur confortable sans être une résidence flottante

Le First 35 offre généralement deux cabines et un carré adapté à la croisière côtière. Il reste lumineux et correctement organisé, mais son aménagement est pensé autour de la performance et du poids. Les rangements peuvent vite devenir insuffisants si quatre personnes embarquent avec du matériel de croisière complet.

Je déconseille donc de choisir ce modèle uniquement sur la base des photos intérieures. Un bateau bien équipé peut sembler spacieux à quai, puis devenir encombré une fois les voiles d’avant, l’annexe, les vêtements et les réserves embarqués. La charge à bord pénalise directement les performances et modifie aussi l’assiette du bateau.

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Une vraie différence entre croisière rapide et grande croisière

Le First 35 peut naviguer loin si son équipement, son entretien et son équipage sont à la hauteur. Mais il ne faut pas confondre cette possibilité avec une vocation de grande croisière océanique. Pour un programme hauturier, le gréement, les voiles, l’électronique, la sécurité et l’autonomie doivent être examinés séparément.

Une traversée réussie à bord d’un First 35S5 prouve qu’un bateau bien préparé peut dépasser son programme habituel. Elle ne dispense pas d’une préparation sérieuse. Mon conseil est simple, jugez l’exemplaire et son historique avant de juger le logo sur la coque.

Quelle version choisir et à quel prix

La première étape consiste à identifier précisément le bateau. Un First 35 des années 1980, un 35S5 et un modèle Farr de 2008 ne doivent pas être comparés comme s’ils étaient issus de la même génération.

Version Profil Ordre de grandeur observé Point de vigilance
First 35 des années 1980 Croiseur-régate classique Environ 30 000 à 60 000 € Structure, moteur, gréement et refit général
First 35S5, 1988-1991 Version plus légère et typée Environ 40 000 à 65 000 € État du gréement, des voiles et des aménagements
First 35, 2008-2012 Course-croisière moderne Environ 75 000 à 120 000 € Équipement, historique de régate et entretien

Ces montants correspondent à des annonces observées sur le marché européen, notamment sur Yachtall et TheYachtMarket. Ils ne constituent pas une cote officielle. Un bateau affiché à 110 000 € avec des voiles récentes, un moteur suivi et une électronique cohérente peut être plus intéressant qu’un exemplaire à 80 000 € nécessitant plusieurs travaux.

Les annonces les plus chères dépassent parfois 120 000 à 135 000 €, mais ce niveau doit être justifié par l’état, l’équipement et la qualité du suivi. À l’inverse, un prix très bas signale souvent un besoin de remise à niveau. Sur un voilier de ce type, quelques postes lourds peuvent rapidement annuler l’écart de prix initial.

Les contrôles indispensables avant l’achat

Une expertise complète reste la meilleure dépense avant l’achat. Je porterais une attention particulière à cinq ensembles, car ils déterminent la sécurité et le coût réel de possession.

  • Coque et quille : rechercher les traces d’impact, les réparations anciennes, l’humidité anormale et les fissures autour de la liaison quille-coque.
  • Gréement dormant : vérifier l’âge des haubans, des ridoirs, des cadènes et du mât. Un gréement ancien ne doit pas être considéré comme fiable simplement parce qu’il paraît propre.
  • Safran et barre : contrôler le jeu des paliers, la fixation du safran et le fonctionnement de la barre dans toutes les positions.
  • Moteur et transmission : demander les factures, observer le démarrage à froid, contrôler les fumées et vérifier l’état de l’arbre ou de la transmission.
  • Voiles et accastillage : une grand-voile déformée, un génois fatigué ou des winches difficiles à manœuvrer auront un effet immédiat sur le plaisir de navigation.

Je vérifierais aussi l’historique de régate. La compétition n’est pas un défaut en soi, mais elle peut accélérer l’usure des voiles, des bloqueurs, des poulies et du gréement. Un bateau ayant couru régulièrement avec un entretien documenté peut être préférable à un bateau de promenade peu utilisé mais négligé.

Le contrôle doit enfin inclure l’électronique, les batteries, le circuit de charge, les pompes et les équipements de sécurité. Un inventaire précis évite de payer deux fois, d’abord pour un bateau prétendument complet, puis pour remplacer tout ce qui ne fonctionne plus.

À qui le First 35 convient le mieux

Je le recommande à un propriétaire qui aime barrer, régler ses voiles et conserver une vraie marge de performance en croisière. Il convient particulièrement à un couple ou à un petit équipage qui navigue en Manche, en Atlantique ou en Méditerranée et souhaite participer occasionnellement à des régates.

Il sera moins adapté à celui qui privilégie le volume intérieur, les grands rangements et la vie à bord au mouillage. Dans ce cas, un croiseur de 35 pieds plus lourd et plus large offrira souvent davantage de confort, au prix d’une vivacité moindre.

Pour un débutant, le bateau reste accessible avec une formation solide et une prise en main progressive. Sa vitesse peut toutefois surprendre lorsque le vent monte. Un stage de manœuvre et de réglage sera plus utile qu’un simple essai moteur, surtout si l’exemplaire possède un spi ou un équipement de régate complet.

Mon verdict pour un achat en 2026

Le First 35 garde un intérêt réel parce qu’il propose un compromis devenu rare. Il procure davantage de sensations qu’un croiseur familial classique, tout en restant habitable et exploitable en équipage réduit. Les avis positifs sont donc cohérents, à condition d’attendre de lui ce qu’il est réellement.

Je privilégierais un exemplaire dont les voiles, le gréement et le moteur sont documentés, même si son prix dépasse légèrement la moyenne. À l’inverse, une belle présentation intérieure ne compensera jamais une coque douteuse ou un programme de travaux mal évalué. Le bon First 35 n’est pas forcément le moins cher, c’est celui dont l’état correspond précisément à votre programme de navigation et à votre budget annuel.

Questions fréquentes

Le First 35 historique des années 1980, le First 35S5 produit de 1988 à 1991 et le modèle Farr commercialisé à partir de 2008 sont des bateaux distincts. Leurs prix observés vont d'environ 30 000 à 60 000 € pour les anciennes versions, 40 000 à 65 000 € pour le 35S5 et 75 000 à 120 000 € pour le modèle 2008-2012.

Ce course-croiseur convient à un couple ou à un petit équipage qui recherche de la vitesse en croisière et souhaite participer occasionnellement à des régates. Il est moins adapté à la grande croisière familiale, où le volume intérieur, les rangements et le confort au mouillage sont prioritaires.

Une expertise doit notamment examiner la coque, la quille, le gréement dormant, les cadènes, le safran, la barre, le moteur, la transmission, les voiles et l'accastillage. Il faut aussi vérifier les factures, l'historique de régate, l'électronique, les batteries, les pompes et les équipements de sécurité.

Le cockpit est efficace pour les manœuvres, mais peut être moins confortable lors de longues sorties. L'intérieur à deux cabines reste adapté à la croisière côtière, toutefois les rangements deviennent vite insuffisants avec quatre personnes et un équipement complet, tandis que la charge embarquée pénalise les performances.

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Benoît Faure

Benoît Faure

Je m'appelle Benoît Faure et j'ai trois ans d'expérience dans le domaine de la navigation, de la culture et de l'ingénierie maritime. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon enfance, lorsque je passais mes étés à explorer les côtes et à m'émerveiller devant la beauté des navires. Aujourd'hui, je m'efforce de partager cette passion à travers mes écrits, en aidant mes lecteurs à mieux comprendre les enjeux contemporains de la mer et des technologies maritimes. Je m'engage à fournir des informations utiles, précises et accessibles. Pour cela, je vérifie minutieusement mes sources et compare les informations disponibles afin de simplifier des sujets parfois complexes. J'aime suivre les tendances du secteur et organiser mes connaissances de manière claire, afin que chacun puisse en tirer profit. Mon objectif est de rendre la culture maritime et l'ingénierie accessibles à tous, en rendant ces thèmes captivants et pertinents.

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