Bénéteau First 22 - avis, performances et points à vérifier

Deux hommes naviguent sur un voilier blanc, le "Esterel", avec des voiles rouges et blanches. Les premiers 22 avis sur ce bateau sont probablement très positifs.

Écrit par

Patrick Marchand

Publié le

19 mai 2026

Table des matières

Acheter un voilier de 22 pieds âgé de plus de quarante ans demande un regard lucide, surtout quand on hésite entre plaisir de navigation et travaux de remise en état. Les avis sur le Bénéteau First 22 convergent vers une même idée : c’est un petit voilier vif, marin et accessible, mais son intérêt dépend fortement de l’état de la coque, du gréement et de la quille. Je passe en revue ses qualités réelles, ses limites, les versions disponibles et les contrôles à effectuer avant l’achat.

Un First 22 attachant quand le programme reste raisonnable

  • Performance appréciée pour un voilier de 6,60 m, avec une barre agréable et un bon comportement au près.
  • Programme idéal pour la sortie à la journée, l’apprentissage, la régate locale et la petite croisière côtière.
  • Habitabilité limitée par une hauteur sous barrots d’environ 1,50 m et quatre couchages théoriques.
  • Point sensible sur les versions à quille relevable : le mécanisme doit être inspecté avec soin.
  • Budget d’achat souvent compris entre 3 000 et 8 000 € selon l’état, l’équipement et les travaux déjà réalisés.

Deux hommes naviguent sur un voilier blanc, le

Ce que révèlent vraiment les avis sur le First 22

Le First 22 appartient à la première génération des voiliers Bénéteau First, dessinée par le Groupe Finot à la fin des années 1970. Environ 760 exemplaires ont été construits selon les sources disponibles, ce qui explique la présence régulière de ce modèle sur le marché de l’occasion.

Les retours d’utilisateurs lui reconnaissent généralement trois qualités : il est rapide pour sa taille, relativement sûr lorsque le bateau est bien entretenu et suffisamment simple pour être pris en main par un équipage peu nombreux. Les anciens propriétaires parlent souvent d’un bateau capable de remonter correctement au vent et de se montrer plaisant dans les conditions de navigation côtière.

Il faut toutefois distinguer les avis portant sur le modèle de ceux qui concernent un exemplaire précis. Un First 22 restauré avec des voiles récentes peut offrir une expérience très convaincante, tandis qu’un bateau resté plusieurs années sans entretien donnera une impression totalement différente. Une note publiée sur une plateforme de location, par exemple, reflète autant la propreté, l’accueil et l’entretien du bateau que ses qualités nautiques.

Mon impression générale est donc favorable, mais conditionnelle. Le First 22 mérite de bonnes appréciations pour sa conception, pas un chèque en blanc pour chaque annonce qui porte son nom.

Un petit voilier qui privilégie le plaisir de barre

Avec environ 6,60 m de longueur de coque, 2,50 m de largeur et un déplacement proche de 1 100 kg, le First 22 reste assez léger pour accélérer rapidement dans les risées. Sa surface de voilure d’environ 26 m² lui donne un rapport voilure-déplacement intéressant pour un croiseur de cette époque.

À la barre, les avis sont souvent plus enthousiastes que ceux concernant le confort intérieur. Le bateau répond vite aux réglages, conserve une bonne sensation de contrôle et permet de comprendre concrètement l’effet du bord de fuite, de l’écoute de grand-voile ou de l’équilibre entre génois et grand-voile. Pour apprendre à régler un voilier, c’est une école particulièrement parlante.

Bénéteau le décrivait comme un voilier de performance, et ce positionnement reste cohérent aujourd’hui. Il ne faut pas y voir un bateau de régate moderne, mais plutôt un croiseur sportif, c’est-à-dire un voilier capable de faire de petites croisières tout en conservant un comportement dynamique.

Le First 22 apprécie les voiles en bon état. Un génois détendu ou une grand-voile creusée peut donner l’impression que la carène est lente, alors que le problème vient du plan de voilure. Avant de juger les performances, je vérifie toujours l’âge des voiles, la tension du gréement dormant et l’état des réglages de mât.

Le confort à bord impose de rester réaliste

Sur le papier, le First 22 propose généralement quatre couchages, un petit carré et une cabine avant selon l’aménagement. Dans la pratique, il convient surtout à deux personnes pour une croisière de plusieurs jours. À quatre, le bateau devient vite encombré, notamment lorsque les sacs, les cirés et les équipements de sécurité occupent le moindre espace.

La hauteur sous barrots tourne autour de 1,50 m, ce qui oblige la plupart des adultes à vivre à bord assis ou courbés. Ce n’est pas un défaut caché, mais une limite à accepter avant l’achat. Les personnes qui recherchent une vraie hauteur intérieure ou une cabine confortable seront probablement plus heureuses sur un modèle de 25 à 27 pieds.

En revanche, le cockpit est bien adapté aux sorties à la journée et aux manœuvres en équipage réduit. La barre franche donne un contact direct avec le safran, tandis que le moteur hors-bord, souvent compris entre 5 et 8 ch, suffit généralement pour les ports et les calmes.

Je trouve que le bateau donne le meilleur de lui-même lorsqu’on l’utilise comme un voilier de proximité : une journée en mer, un week-end dans une zone abritée, une escale dans un petit port ou une navigation d’entraînement. Lui demander le confort d’un croiseur familial moderne mène presque toujours à une déception.

Quillard ou quille relevable, le choix change le programme

Le First 22 existe en plusieurs configurations, dont une version à quille fixe et une version à quille relevable. Les chiffres varient selon les documents et les aménagements, mais le tirant d’eau se situe autour de 1,14 m pour certaines versions fixes et peut descendre à environ 0,65 à 0,76 m quille relevée, pour atteindre près de 1,58 m en position basse.

Version Atout principal Limite à surveiller Programme conseillé
Quille fixe Simplicité et stabilité Accès plus limité aux faibles profondeurs Mer, côtes ouvertes, régate locale
Quille relevable Mise à l’eau et échouage facilités Mécanisme de relevage plus exigeant Plans d’eau peu profonds, transport, mouillages variés
La quille relevable est séduisante pour naviguer dans des zones comme les estuaires, les lacs ou certaines baies françaises. Elle facilite aussi la sortie sur remorque, mais elle ajoute un système mécanique qui peut coûter cher à remettre en état. Un câble fatigué, un axe grippé ou une dérive déformée ne doit pas être traité comme un simple détail.

Lors d’une visite, je demande à voir la quille dans ses deux positions. Si le vendeur ne peut pas la manœuvrer, je considère cette incertitude comme un risque financier important. Une inspection par un professionnel coûte bien moins cher qu’une réparation engagée après l’achat.

Les points qui font ou défont un achat d’occasion

Le prix d’un First 22 peut sembler très bas, avec des annonces autour de 3 000 à 8 000 € selon l’état, la région et l’équipement. Le prix d’achat ne représente toutefois qu’une partie du budget. Un bateau bon marché avec un gréement ancien, des voiles inutilisables et une remorque hors service peut rapidement dépasser le coût d’un exemplaire mieux suivi.

La coque et le pont

Je commence par rechercher les traces d’humidité, les cloques éventuelles dans le stratifié, les zones molles sur le pont et les fissures autour du pied de mât. Le polyester vieillit bien lorsqu’il reste sec, mais les infiltrations répétées peuvent dégrader les panneaux, les planchers et les renforts.

Le gréement

Le gréement dormant comprend les haubans, l’étai et leurs sertissages. Des câbles très anciens, rouillés ou marqués doivent inciter à prévoir un remplacement. Selon le chantier et le matériel choisi, une réfection complète peut représenter 1 500 à 3 000 €, parfois davantage si le mât ou les ferrures sont touchés.

Les voiles et le moteur

Un jeu de voiles usé réduit le plaisir et peut coûter plusieurs milliers d’euros à renouveler. Je regarde les coutures, les bandes anti-UV, les coulisseaux et la forme générale de la voile. Pour le moteur hors-bord, l’essai à froid, le démarrage, le refroidissement et l’état de l’embase sont plus importants que la seule puissance annoncée.

Lire aussi : Voilier Cap Horn - Le guide complet pour naviguer le Grand Sud

La quille et le safran

Sur un modèle à quille relevable, le mécanisme mérite un examen séparé. Sur toutes les versions, il faut contrôler les attaches de safran, les jeux anormaux, les traces de choc et les réparations anciennes. Un safran qui force ou une quille qui ne descend pas complètement peut rendre la navigation inconfortable, voire dangereuse dans certaines conditions.

À mes yeux, les équipements électroniques sont secondaires sur ce bateau. Une VHF fiable, un compas, un bon éclairage et un matériel de sécurité à jour comptent davantage qu’un ancien combiné GPS ou qu’une longue liste d’accessoires.

À qui le First 22 convient-il vraiment

Ce voilier correspond bien au navigateur qui veut apprendre à régler et à barrer, sans passer immédiatement à un bateau plus lourd et plus coûteux. Il convient aussi à un propriétaire bricoleur, capable de suivre l’entretien et de consacrer du temps aux petites réparations.

  • Bon choix pour les sorties à la journée et les week-ends côtiers.
  • Intéressant pour une première acquisition à budget maîtrisé.
  • Adapté à la régate associative ou aux entraînements locaux.
  • Pratique pour les zones peu profondes dans sa version à quille relevable.

Je serais plus réservé pour une famille qui souhaite partir plusieurs semaines avec beaucoup de matériel. Le cockpit et les couchages peuvent accueillir ponctuellement quatre personnes, mais deux équipiers représentent un compromis nettement plus agréable sur la durée.

Il ne faut pas non plus confondre ce modèle avec les First 210 ou First 211 plus récents. Ces derniers proposent une conception, un niveau de confort et parfois une logistique différents. Le First 22 historique possède le charme d’un bateau simple et réparable, mais il demande davantage de vérifications avant de prendre la mer.

Le bon verdict se joue davantage à la visite qu’à la réputation

Les avis sur le Bénéteau First 22 sont globalement positifs parce que sa carène reste plaisante, son comportement est vivant et son coût d’accès peut rester raisonnable. Sa vraie valeur apparaît lorsque la coque est saine, que le gréement est suivi et que le programme de navigation correspond à ses dimensions.

Avant de signer, je comparerais au minimum trois éléments : l’état du bateau, le coût immédiat de remise à niveau et la possibilité de naviguer dans la zone prévue. Un First 22 à 6 000 € prêt à naviguer peut être une excellente affaire, alors qu’un exemplaire à 2 500 € nécessitant coque, voiles, moteur et quille risque de devenir un projet bien plus coûteux.

Mon avis final est simple : choisissez-le pour le plaisir de naviguer, la simplicité et la proximité avec l’eau, pas pour son volume intérieur. Bien inspecté et utilisé dans ses limites, ce petit First peut encore offrir en 2026 des navigations remarquablement vivantes et une vraie école de voile.

Questions fréquentes

Il propose généralement quatre couchages, mais son intérieur d’environ 1,50 m sous barrots devient rapidement encombré à quatre. Pour plusieurs jours, deux personnes profitent nettement mieux du bateau, surtout avec les sacs et l’équipement de sécurité.

La quille fixe privilégie la simplicité et la stabilité, avec un tirant d’eau autour de 1,14 m. La quille relevable facilite l’accès aux faibles profondeurs et le transport, mais son tirant d’eau varie d’environ 0,65 à 0,76 m relevée jusqu’à près de 1,58 m abaissée, et son mécanisme doit être inspecté.

Inspectez la coque, le pont, les zones molles, les infiltrations et les fissures autour du pied de mât. Vérifiez aussi l’âge du gréement et des voiles, essayez le moteur à froid, puis contrôlez la quille relevable, les attaches du safran et les réparations anciennes.

Les annonces se situent souvent entre 3 000 et 8 000 € selon l’état et l’équipement. Un gréement à remplacer peut déjà coûter environ 1 500 à 3 000 €, sans compter les voiles, le moteur, la remorque ou les travaux sur la quille.

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quille relevable gréement voiles safran croisière

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Patrick Marchand

Patrick Marchand

Je m'appelle Patrick Marchand et j'ai 13 ans d'expérience dans le domaine de la navigation, de la culture et de l'ingénierie maritime. Mon intérêt pour ces sujets a débuté dès mon plus jeune âge, lorsque je passais des heures à explorer les côtes et à rêver de voyages en mer. Aujourd'hui, je me consacre à partager mes connaissances et à aider les lecteurs à comprendre les enjeux complexes qui entourent notre rapport à la mer. Dans mes écrits, je m'efforce de rendre accessibles des concepts parfois difficiles, en vérifiant soigneusement mes sources et en comparant les informations pour offrir une perspective claire et précise. Je suis passionné par l'actualité maritime et je m'engage à fournir des informations utiles, exactes et à jour, afin que chacun puisse apprécier la richesse de notre patrimoine maritime et les défis de l'ingénierie qui l'accompagnent.

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