Loïs Berrehar - Le skipper qui redéfinit la course au large

L'athlète marin Lois Berrehar, souriant, porte une veste bleue MACIF avec des logos. Derrière lui, des voiliers colorés.

Écrit par

Patrick Marchand

Publié le

12 avr. 2026

Table des matières

Loïs Berrehar s’impose comme l’un des marins français les plus solides de sa génération, avec un parcours qui relie les catamarans, le Figaro et l’IMOCA sans faux pas. Cet article revient sur son profil, ses résultats marquants et ce que son évolution dit de la course au large actuelle. J’y ajoute aussi ce qu’il faut surveiller en 2026 pour comprendre pourquoi son nom compte désormais bien au-delà des classements.

Les points clés à retenir sur un skipper en pleine montée en puissance

  • Né le 30 octobre 1993, licencié au Yacht Club de Carnac, Loïs Berrehar a construit sa réputation sur la régularité et la précision.
  • Il a d’abord passé une dizaine d’années au haut niveau en catamaran avant de basculer vers la course au large en 2016.
  • Son palmarès en Figaro et en IMOCA montre un profil rare: victoire, podiums et constance sur des formats très différents.
  • En 2026, il reste un marin à suivre de très près, car il prépare la suite du programme Banque Populaire vers le Vendée Globe 2028-2029.
  • Ce qui distingue surtout son dossier, ce n’est pas un coup d’éclat isolé, mais une progression lisible et crédible.

Qui est Loïs Berrehar dans la course au large française

Je le lis comme un marin de transition réussie: quelqu’un qui a su convertir une base très solide en catamaran en vraie légitimité en course au large. Né en 1993, licencié au YC de Carnac, il a construit un profil de compétiteur complet, capable d’exister en solitaire comme en double, et de s’inscrire dans le temps long d’un programme IMOCA.

Sur le fond, son intérêt est simple: il n’est pas seulement rapide, il est utile à une équipe. Dans la voile professionnelle, cette nuance change beaucoup de choses. Un skipper n’est pas jugé uniquement sur sa pointe de vitesse, mais aussi sur sa capacité à apprendre, à limiter la casse, à lire la météo et à transformer une opportunité en résultat. C’est précisément là que son parcours devient parlant.

  • Date de naissance : 30 octobre 1993
  • Club : Yacht Club de Carnac
  • Discipline de référence : course au large en monocoque et IMOCA
  • Cap actuel : skipper de l’IMOCA Banque Populaire 14
  • Terrain de jeu : Figaro, transatlantiques, courses océaniques de haut niveau

Ce socle pose le décor, mais ce sont ses résultats qui expliquent pourquoi son nom circule autant dans le milieu. C’est justement ce que je regarde ensuite.

Les résultats qui ont construit sa crédibilité

Dans la voile, le palmarès ne dit pas tout, mais il dit déjà beaucoup. Chez Loïs Berrehar, il raconte une montée en puissance méthodique, avec des résultats qui s’enchaînent dans des contextes très différents. Sur la fiche skipper publiée par Banque Populaire, on voit d’ailleurs un profil déjà dense, avec des podiums en Figaro, des références transatlantiques et des succès en IMOCA.

Année Course Résultat Ce que cela montre
2025 Transat Café L’OR 3e Une vraie tenue dans la durée sur une transatlantique exigeante.
2025 Course des caps - BPGO Vainqueur La capacité à convertir une bonne lecture de course en victoire.
2025 Tour de Belle-Île Vainqueur Une aisance nette dans des formats plus courts, où l’erreur coûte cher.
2024 Solitaire du Figaro 2e Une confirmation au plus haut niveau en solitaire.
2024 Solo Guy Cotten Vainqueur Une maîtrise tactique et une vraie capacité à gérer la pression.
2023 Solitaire du Figaro 3e La preuve qu’il s’installe durablement dans le haut du tableau.
2023 Transat Paprec Vainqueur Une validation importante en double, avec gestion du rythme et des décisions à deux.
2021 Transat Café L’OR 10e Une expérience utile sur un format océanique déjà très engagé.
2019 Sardinha Cup 2e Un apprentissage structurant du jeu en duo.
2018 Solo Guy Cotten 2e Un premier signal fort sur sa capacité à jouer devant.
2017 ArMen Race Vainqueur Une victoire de lancement qui montre que le potentiel était déjà là.

En 2026, il ajoute encore un résultat solide avec une 5e place sur la Solitaire du Figaro, après une première étape conclue en 2e position et une dernière en 3e, malgré un épisode technique qui a pesé sur le classement général. Je trouve ce détail plus révélateur qu’un podium de circonstance: il montre un marin capable de rester dans le match même quand la course lui résiste.

Cette régularité pose une vraie question: qu’est-ce qui change quand on quitte le Figaro pour l’IMOCA ? C’est le point clé de la suite.

Pourquoi son passage du Figaro à l’IMOCA compte autant

Le Figaro est un monotype, c’est-à-dire un bateau identique pour tous les concurrents: la différence se fait surtout dans la lecture du vent, la précision des réglages et la gestion mentale. L’IMOCA, lui, change d’échelle. On parle de monocoques de 60 pieds, souvent à foils, plus rapides, plus techniques et plus dépendants de l’optimisation permanente. Passer de l’un à l’autre n’est pas un simple changement de support; c’est un changement de métier à l’intérieur du même sport.

À mes yeux, c’est là que le dossier Berrehar devient vraiment intéressant. Il n’arrive pas dans l’IMOCA comme un figurant attiré par la vitrine. Il y entre après avoir validé les codes du solitaire, du double et de l’océanique, avec une base de résultats qui rassure les équipes. Banque Populaire a d’ailleurs officialisé sa place dans le projet du futur IMOCA destiné au cycle du Vendée Globe 2028-2029, ce qui en dit long sur la confiance accordée à son profil.
  • Le Figaro teste la précision pure et la résistance à la répétition des efforts.
  • L’IMOCA demande aussi de gérer la vitesse, la fiabilité et une part plus forte d’ingénierie embarquée.
  • Le passage de catégorie n’est crédible que si le marin sait apprendre vite sans perdre sa rigueur.

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’aller plus vite. Il faut tenir la machine, la comprendre et la faire durer. Et c’est précisément ce que la suite de son parcours devra confirmer en mer.

Son style de skipper et ce qu’il apporte à une équipe

Ce qui ressort de ses courses récentes, c’est une manière de naviguer très lisible: enthousiasme, engagement, mais aussi capacité à rester propre dans les moments tendus. Je retiens surtout trois traits. D’abord, il ne cherche pas le coup de poker permanent. Ensuite, il sait capitaliser sur une bonne phase sans se désorganiser. Enfin, il semble accepter assez vite qu’une course se gagne souvent en limitant les erreurs plus qu’en tentant de tout forcer.

Dans une équipe professionnelle, ce type de skipper a une valeur particulière. Il rassure le bord, parle bien aux techniciens, et donne du sens à la préparation. Quand un marin sait préserver son bateau dans le mauvais temps, il ne protège pas seulement sa place au classement; il protège aussi le programme dans son ensemble. C’est une logique souvent sous-estimée par le grand public, mais décisive au plus haut niveau.

  • Régularité : il transforme plus souvent ses bonnes courses en résultats visibles.
  • Gestion du risque : il sait quand attaquer et quand sécuriser le bateau.
  • Capacité d’adaptation : il passe d’un format à l’autre sans perdre ses repères.
  • Lisibilité : son discours et sa présence renforcent aussi la cohésion autour du projet.

Ce style n’est pas spectaculaire au sens facile du terme, mais il est précieux. Et c’est souvent ce qui sépare un bon marin d’un skipper capable d’emmener un vrai projet au bout.

Ce qu’il faut regarder en 2026 avant le grand saut

Si je devais suivre une seule chose cette année, ce ne serait pas seulement le classement brut. Je regarderais surtout la manière dont Loïs Berrehar convertit ses acquis en automatisme sur un bateau plus exigeant encore. Le futur IMOCA Banque Populaire 14 doit être lancé en 2027, et l’horizon sportif reste le Vendée Globe 2028-2029. Entre ces deux dates, tout se joue dans les détails.

Voici les points qui me semblent décisifs pour lire sa progression de façon honnête:

  • L’adaptation au bateau : un nouvel IMOCA demande du temps, même à un excellent marin.
  • La fiabilité : sur l’océan, la vitesse ne sert pas à grand-chose si le bateau souffre trop.
  • Les courses intermédiaires : elles disent souvent plus sur le niveau réel qu’un discours de lancement.
  • La gestion des formats courts et longs : les équipes cherchent des skippers capables d’être bons partout, pas seulement sur une manche idéale.

En pratique, c’est là qu’on verra s’il transforme ses podiums en vraie stature d’IMOCA. Et dans ce genre de trajectoire, la patience n’est pas un défaut: c’est souvent une condition de la réussite.

Un marin à suivre pour lire le haut niveau français de l’intérieur

Loïs Berrehar n’intéresse pas seulement parce qu’il empile de bons résultats. Il mérite l’attention parce qu’il incarne une façon très contemporaine de réussir en voile: partir d’une base technique forte, prouver sa valeur en Figaro, puis franchir le cap vers un programme plus lourd, plus rapide et plus exposé. C’est une progression cohérente, et c’est précisément pour cela qu’elle est crédible.

Si je devais résumer son profil en une ligne, je dirais qu’il combine la régularité du pilote fiable et l’ambition du marin qui monte encore en puissance. Pour suivre l’évolution de la course au large française en 2026, c’est le genre de trajectoire qu’il faut garder à l’œil, non pas pour un effet de mode, mais parce qu’elle révèle très bien ce que demande aujourd’hui le très haut niveau.

Questions fréquentes

Loïs Berrehar est un skipper français né en 1993, reconnu pour sa polyvalence et sa progression fulgurante en course au large, passant avec succès du catamaran au Figaro, puis à l'IMOCA. Il est licencié au Yacht Club de Carnac.

Son palmarès inclut des victoires et podiums en Figaro (2e Solitaire du Figaro 2024, 3e en 2023), des succès en transatlantique (Vainqueur Transat Paprec 2023) et des performances remarquées en IMOCA, démontrant une régularité impressionnante.

Ce passage est crucial car il valide sa capacité à s'adapter à des bateaux et des exigences très différents. Le Figaro teste la précision, l'IMOCA la vitesse et la gestion technique. Sa réussite montre une maîtrise complète de la course au large.

Loïs Berrehar est le skipper de l'IMOCA Banque Populaire 14 et est au cœur du programme menant au Vendée Globe 2028-2029. Ce rôle souligne la confiance accordée à son profil et à sa capacité à mener un projet d'envergure.

Son style se caractérise par la régularité, une excellente gestion du risque et une forte capacité d'adaptation. Il privilégie la fiabilité et la cohérence, ce qui en fait un atout précieux pour une équipe et un projet de long terme.

Évaluer l'article

Note: 0.00 Nombre de votes: 0

Tags:

lois berrehar loïs berrehar parcours loïs berrehar imoca

Partager l'article

Patrick Marchand

Patrick Marchand

Je suis Patrick Marchand, un analyste de l'industrie passionné par la navigation, la culture et l'ingénierie maritime. Avec plus de dix ans d'expérience dans l'analyse des tendances maritimes, j'ai développé une expertise approfondie dans les innovations technologiques et les pratiques durables qui façonnent notre mer et nos ports. Mon approche consiste à simplifier des données complexes pour offrir une analyse objective, tout en m'assurant que l'information est toujours factuelle et vérifiée. Je m'engage à fournir à mes lecteurs des contenus précis et à jour, afin de les aider à mieux comprendre les enjeux maritimes contemporains. Mon objectif est de partager des connaissances qui favorisent une meilleure appréciation de notre patrimoine maritime et des défis auxquels nous sommes confrontés dans ce domaine en constante évolution.

Écrire un commentaire