Dans le paysage de la course au large française, Banque Populaire occupe une place à part: un programme solide, une culture de la performance et des bateaux construits pour aller vite loin. Je préfère le dire simplement: la réponse courte à la question sur le skipper Banque Populaire est Armel Le Cléac’h, le navigateur qui porte le projet Ultim actuel. Cet article explique qui il est, ce que raconte son palmarès, comment fonctionne le Maxi Banque Populaire XI et pourquoi la suite du programme compte autant que les résultats déjà acquis.
Les repères essentiels sur Armel Le Cléac’h et le projet Banque Populaire
- Le skipper principal en 2026 est Armel Le Cléac’h, aux commandes du Maxi Banque Populaire XI.
- Il est associé à Banque Populaire depuis 2011 et représente la référence sportive du programme.
- Son palmarès est massif avec 39 podiums, 4 tours du monde et 26 transatlantiques.
- Le Maxi Banque Populaire XI est un Ultim lancé en 2021, basé à Lorient, pensé pour la vitesse et la fiabilité.
- Ne pas confondre les cycles : Loïs Berrehar prépare le futur IMOCA Banque Populaire 14, qui appartient à un autre projet.
Qui tient la barre du projet Banque Populaire en 2026
Le nom à retenir est Armel Le Cléac’h. Il est le visage du projet Ultim de Banque Populaire, c’est-à-dire du Maxi Banque Populaire XI, et il porte la dimension sportive principale du programme depuis 2011. En pratique, cela veut dire qu’il ne se contente pas de “conduire” le bateau: il valide les choix de réglages, participe aux arbitrages techniques, gère les phases de risque et donne le tempo sur les grandes échéances du calendrier.
Cette précision compte, parce qu’en voile de haut niveau le mot skipper ne désigne pas seulement un marin à la barre. Il désigne aussi celui qui assume la lecture météo, la stratégie, la gestion de la fatigue et, dans ce type de campagne, la cohérence du projet sur plusieurs saisons. Quand on parle du skipper de la Banque Populaire en activité sur l’Ultim, on parle donc d’un leader sportif complet, pas d’un simple patron de bord.
| Élément | Réponse utile |
|---|---|
| Skipper principal | Armel Le Cléac’h |
| Projet phare | Maxi Banque Populaire XI, en classe Ultim |
| Présence dans l’équipe | Depuis 2011 |
| Co-skippers selon les courses | Sébastien Josse en double |
| Grand rendez-vous du moment | La Route du Rhum 2026 |
On comprend mieux, avec ce cadre, pourquoi le nom d’Armel revient toujours quand on évoque Banque Populaire en course au large. Pour mesurer la solidité de cette relation, il faut maintenant regarder ce qu’il a construit en mer depuis plus de vingt ans.
Un palmarès qui parle plus fort que les slogans
Ce qui me frappe chez Armel Le Cléac’h, c’est la continuité. Il ne s’est pas contenté d’un grand titre isolé: il a installé une régularité de très haut niveau dans des formats très différents. Son profil Banque Populaire affiche 39 podiums, 4 tours du monde et 26 transatlantiques, ce qui raconte une chose essentielle en course au large: la capacité à durer sans perdre la vitesse.
- La Solitaire du Figaro, gagnée trois fois, montre qu’il sait gagner dans la régate courte, tactique et nerveuse.
- Le Vendée Globe 2016/2017, remporté en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes, prouve sa résistance mentale autant que son sens de la trajectoire.
- La Transat Jacques Vabre 2023 confirme qu’il sait aussi performer à deux, sans perdre sa précision.
- L’Arkéa Ultim Challenge 2024 rappelle qu’il reste compétitif dans le format solitaire le plus brutal des grands multicoques.
Le surnom de Chacal n’est pas là pour le folklore: il renvoie à un marin méthodique, exigeant et peu porté sur l’à-peu-près. Dans une campagne comme celle de Banque Populaire, ce type de profil a une valeur très concrète, parce qu’il donne confiance aux techniciens autant qu’aux stratèges. Et cette confiance repose aussi sur la machine qu’il mène désormais.
Le Maxi Banque Populaire XI, une machine conçue pour voler juste
Le Maxi Banque Populaire XI appartient à la classe Ultim, c’est-à-dire à cette catégorie de grands trimarans construits pour aller très vite sur l’océan tout en restant capables d’encaisser des charges énormes. Ce n’est pas seulement un bateau plus grand qu’un autre: c’est une plateforme de performance où la vitesse dépend autant de l’aérodynamique, des appendices et du contrôle de l’assiette que de la météo elle-même.
| Caractéristique | Valeur | Ce que cela implique en mer |
|---|---|---|
| Classe | Ultim | Trimaran géant pensé pour la vitesse et la haute mer |
| Mise à l’eau | 2021 | Plateforme récente, encore optimisée au fil des saisons |
| Longueur | 32 m | Puissance élevée, mais manœuvres plus engageantes |
| Largeur | 23 m | Stabilité importante et contraintes de structure fortes |
| Poids | 16 t | Rapport poids/puissance extrême, d’où l’importance du réglage |
| Port d’attache | Lorient | Base idéale pour l’entretien, les essais et les départs atlantiques |
Sur ce type de support, les foils jouent un rôle central: ils soulèvent le bateau, réduisent la traînée et permettent de “voler” au-dessus de l’eau sur certaines allures. Mais plus la machine est rapide, plus elle devient sensible au pilotage. C’est là que le skipper prend une dimension presque technique: il ne faut pas seulement savoir aller vite, il faut savoir quand ralentir un peu pour préserver le matériel, quand forcer l’allure et quand changer de mode de navigation. Une fois ce cadre posé, la différence entre solitaire, duo et équipage devient très lisible.
Naviguer seul ou à deux ne demande pas le même pilotage
En course au large, on parle souvent du skipper comme d’un poste unique, alors que la réalité est plus nuancée. Armel Le Cléac’h navigue parfois seul, parfois avec Sébastien Josse, et cette alternance change profondément le métier. En solitaire, la moindre erreur coûte plus cher parce qu’il n’y a pas de relais humain; en duo, on répartit les quarts, on garde davantage de fraîcheur et on peut pousser le bateau plus longtemps sans dégrader autant la lucidité.
| Format | Ce qui change | Conséquence pour la performance |
|---|---|---|
| Solitaire | Un seul marin pour la veille, les manœuvres, la stratégie et la réparation | La fiabilité et la lucidité deviennent prioritaires |
| Duo | Répartition des quarts et des tâches de réglage | On tient mieux l’intensité sur la durée et on limite l’usure |
| Équipage | Plus de bras, plus de coordination, cadence de manœuvre plus élevée | Les actions sont plus rapides, mais la logistique pèse davantage |
Le duo Armel Le Cléac’h / Sébastien Josse a trouvé sa justesse sur les grandes transatlantiques, avec notamment la victoire sur la Transat Jacques Vabre 2023. À l’inverse, le solo rappelle à quel point la fatigue transforme le rapport au bateau: lors de l’Arkéa Ultim Challenge 2024, Armel a bouclé son tour du monde en 56 jours avec deux escales techniques, un bon exemple de ce qu’exige un Ultim quand il est poussé au maximum dans la durée. Cette alternance entre formats n’est pas seulement sportive: elle dit aussi beaucoup de la stratégie Banque Populaire pour les prochaines années.
Le prochain cycle est déjà en marche
Le plus intéressant, à mes yeux, est que le projet ne s’arrête pas aux résultats déjà acquis. En 2026, Armel reste la figure centrale de l’Ultim Banque Populaire XI, avec la Route du Rhum comme grand rendez-vous à surveiller, mais le programme s’élargit en parallèle: un nouvel IMOCA Banque Populaire 14 doit arriver pour le cycle Vendée Globe 2028 avec Loïs Berrehar, et un nouvel Ultim, Banque Populaire 15, a déjà été annoncé pour 2029.
Cette architecture est plus fine qu’un simple sponsoring. Elle permet de faire vivre plusieurs générations de bateaux, de capitaliser sur les enseignements d’une plateforme lancée en 2021 et de préparer la relève sans casser la dynamique sportive. Pour le lecteur, c’est une bonne clé de lecture: Banque Populaire ne mise pas seulement sur un marin, elle construit une continuité entre performance immédiate, transmission technique et ambition à moyen terme.
Quand on suit ce programme, il faut donc regarder à la fois les résultats d’Armel, la montée en puissance de la nouvelle génération et la manière dont la marque articule ses différentes campagnes. C’est là que le projet prend toute sa cohérence.
Ce qu’il faut garder en tête pour suivre la voile Banque Populaire de près
Si je devais résumer la situation en une phrase, je dirais que Banque Populaire a trouvé avec Armel Le Cléac’h un skipper capable de réunir vitesse, méthode et endurance mentale. C’est une combinaison rare, et c’est précisément ce qui explique la durée de la collaboration. Son rôle dépasse le simple résultat de course: il donne une direction, un style et une crédibilité technique au projet Ultim.
Pour suivre intelligemment la suite, je retiens trois repères simples: Armel pour lire l’Ultim en activité, Sébastien Josse pour comprendre le travail en double, et Loïs Berrehar pour anticiper la relève sur l’IMOCA. En 2026, le bon angle n’est donc pas de chercher un nom isolé, mais de regarder comment le programme Banque Populaire organise sa continuité sportive autour de plusieurs bateaux, plusieurs formats et un même niveau d’exigence.
Au fond, c’est cette stabilité-là qui fait la différence: un skipper identifié, un bateau exigeant et une stratégie assez large pour préparer la saison qui vient sans perdre de vue les cycles d’après.