Sam Goodchild, le skipper britannique à suivre en IMOCA

Sam Goodchild, souriant, sur un voilier, portant un sweat "For the Planet".

Écrit par

Théodore Duval

Publié le

19 mai 2026

Table des matières

Sam Goodchild s’est imposé comme l’un des skippers britanniques les plus solides de la course au large moderne. Son parcours raconte à la fois une ascension sportive et une vraie compréhension du métier : apprentissage en France, maîtrise de supports très différents et capacité à performer en solo comme en équipage. Je vais aller droit à l’essentiel : qui il est, pourquoi son profil compte en IMOCA, ce que disent ses résultats récents et ce qu’on peut retenir de sa manière de naviguer.

Les repères essentiels pour comprendre son parcours et son niveau

  • Il s’agit d’un skipper britannique installé en France, formé très tôt à la course au large.
  • Son vrai point fort est la polyvalence : Figaro, Class40, Ultim, Ocean Fifty et IMOCA.
  • Ses résultats récents le placent parmi les références du circuit, avec plusieurs victoires en 2025 et un excellent début de saison 2026.
  • Il navigue avec un mélange rare de vitesse, de lucidité tactique et de fiabilité technique.
  • Son actualité tourne désormais autour de MACIF Santé Prévoyance et du projet 2028.

Un skipper britannique façonné par la filière française

Je trouve son parcours particulièrement parlant, parce qu’il ne repose pas sur un simple coup d’éclat. Goodchild a grandi sur un bateau avec sa famille, puis il a très tôt basculé dans l’univers de la course au large, avant de s’installer en France en 2011, au moment où la filière offshore française reste la plus structurée au monde. C’est un détail important : pour progresser dans ce milieu, il ne suffit pas d’être rapide, il faut aussi apprendre à travailler dans un système très exigeant, très technique et très compétitif.

Son déclic remonte à ses 18 ans, quand il accompagne Mike Golding dans le chenal des Sables d’Olonne à l’approche d’un départ du Vendée Globe. À partir de là, l’objectif devient clair : faire un jour le tour du monde en solitaire sur un IMOCA. Ensuite, il passe par des étapes qui comptent vraiment dans une carrière offshore : l’Artemis Offshore Academy, les équipes d’Alex Thomson et de Mike Golding, puis une montée en puissance patiente dans les classes d’apprentissage et les supports plus rapides.

Ce que j’apprécie dans cette trajectoire, c’est qu’elle montre une construction d’expert, pas seulement une ascension de pilote. Et c’est précisément cette base qui explique sa polyvalence actuelle. La suite de son parcours devient alors beaucoup plus lisible.

Ce qui le rend si fiable en course au large

Le mot qui revient le plus souvent quand on observe Goodchild, c’est polyvalence. Il a gagné et bien navigué en Figaro, en Class40, en Ultim, en Ocean Fifty et en IMOCA. Cela veut dire qu’il sait changer de rythme, de logique de vitesse, de charge de travail et de style de navigation sans perdre son efficacité. À mon sens, c’est une qualité plus rare qu’il n’y paraît, parce que beaucoup de marins brillent dans un format donné, mais moins quand il faut passer d’un bateau à un autre.

Sur le plan concret, un IMOCA moderne n’a rien d’un terrain indulgent. Le bateau de MACIF Santé Prévoyance mesure 18,28 m, pèse environ 8 tonnes, embarque des foils et un mât aile de 29 m. Dans ce contexte, le moindre faux calcul peut coûter très cher. Le bon skipper n’est pas seulement celui qui va vite sur une bonne route, c’est celui qui sait réduire le risque sans tuer la performance.

  • Il sait garder de la vitesse sans surjouer. En offshore, cela évite de casser le bateau ou de multiplier les erreurs sous fatigue.
  • Il maîtrise le pilotage des petits détails. Gestion du sommeil, alimentation, navigation, réglages et anticipation comptent autant que la force brute.
  • Il comprend les transitions météo. Les grandes courses se jouent souvent au moment où les systèmes se croisent, pas seulement dans les phases rapides.
  • Il peut courir seul ou en équipage. Cette souplesse rassure les équipes, parce qu’elle prouve une vraie maturité sportive.

Je retiens surtout une chose : chez lui, la vitesse ne fonctionne jamais seule. Elle s’appuie sur une méthode, et c’est ce qui rend ses résultats récents crédibles. C’est justement ce qu’il faut regarder de près.

Sam Goodchild, skipper souriant sur un voilier, porte un sweat

Ses résultats récents confirment une vraie montée en puissance

La période 2023-2026 est très parlante. D’abord, il se construit une réputation de régularité en IMOCA, puis il franchit un cap avec une saison 2025 presque parfaite : victoire sur la Course des Caps, victoire sur The Ocean Race Europe, victoire au Défi Azimut et troisième place sur la Transat Café L’OR. À cela s’ajoute un titre de champion IMOCA Globe Series 2025, ce qui dit beaucoup sur son niveau global plutôt que sur une seule course isolée.

En 2026, il ne ralentit pas. Il gagne la 1000 Race, puis prend la deuxième place de la Vendée Arctique. Pour moi, ce n’est pas une suite de coups de chance, mais le signe d’un skipper qui sait faire durer sa performance sur plusieurs formats, plusieurs semaines et plusieurs configurations météo. C’est exactement ce qui sépare un bon résultat ponctuel d’un vrai statut de référence.

Repère Ce que cela montre
2023, premier solo IMOCA Il termine 3e et décroche le titre IMOCA Globe Series, ce qui prouve qu’il sait déjà gérer la pression au plus haut niveau.
Vendée Globe 2024-2025 Sa 9e place valide sa capacité à durer sur un tour du monde en solitaire, sans se dégrader mentalement ni techniquement.
Saison 2025 Plusieurs victoires en équipage et en double montrent qu’il n’est pas seulement un spécialiste du solo.
Début 2026 La victoire sur la 1000 Race puis la 2e place à la Vendée Arctique confirment qu’il reste dans le très haut du panier.

Le plus intéressant, à mes yeux, est que ces résultats arrivent alors qu’il prend davantage de responsabilités au sein d’un projet d’envergure. La suite logique n’est donc pas seulement sportive, elle est aussi structurelle : il faut maintenant transformer cette régularité en domination durable. C’est là que sa manière de naviguer devient instructive.

Ce que sa navigation apprend aux équipes et aux jeunes skippers

Je vois dans son profil une leçon simple, mais rarement appliquée avec autant de constance : en course au large, la performance durable vaut souvent plus que le coup d’éclat. Goodchild ne donne pas l’image d’un marin qui force la main au bateau pour exister. Il préfère construire une course propre, rester lucide sous pression et garder assez de marge pour encaisser les imprévus.

  • La préparation est un gain de vitesse. Quand le bateau, les logiciels, les voiles et les procédures sont bien calés, le skipper récupère de l’énergie pour la navigation pure.
  • La gestion de l’erreur compte autant que la prise de risque. Sur un IMOCA, une décision trop agressive peut coûter des heures, parfois davantage.
  • Le solo ne s’improvise pas. Il faut savoir dormir, manger, router et réparer sans aide extérieure, parfois dans une mer très dégradée.
  • La vitesse utile est celle que l’on peut répéter. C’est souvent ce que les jeunes marins sous-estiment au début de leur carrière.

Je pense aussi que son parcours rappelle une vérité un peu rude : dans la grande course océanique, le talent brut ne suffit pas si la mécanique humaine et technique n’est pas au même niveau. Goodchild a appris à faire travailler tout cela ensemble, et c’est ce qui le rend crédible sur les projets les plus ambitieux. La question devient alors très simple : jusqu’où peut-il aller maintenant ?

Ce que les prochaines courses diront vraiment de lui

La suite de sa carrière se joue désormais à un niveau encore plus exigeant. MACIF Santé Prévoyance l’a désigné comme skipper pour 2026, tandis que l’équipe prépare un nouveau bateau en vue du Vendée Globe 2028. Autrement dit, il n’est plus seulement un excellent coureur : il entre dans la catégorie des marins sur lesquels on bâtit une stratégie de long terme.

Ce que je surveillerais, si j’étais lecteur ou observateur de la course au large, tient en quatre points : sa capacité à rester rapide sur un programme dense, sa faculté à convertir sa régularité en victoire majeure en solo, la fiabilité du projet autour de lui et sa réponse face à la pression d’un statut de favori. Sur un IMOCA moderne, la différence ne se fait pas seulement au compteur de vitesse. Elle se fait dans la façon de répéter les bons choix, jour après jour.

Au fond, Goodchild représente ce que la course au large produit de plus intéressant quand tout fonctionne : un marin complet, méthodique, rapide et capable d’élever le niveau d’un projet entier. C’est pour cela que son nom compte déjà beaucoup en 2026, et c’est pour cela que la suite mérite d’être suivie de très près.

Questions fréquentes

Son point fort est la polyvalence. Il a gagné ou bien navigué en Figaro, Class40, Ultim, Ocean Fifty et IMOCA, ce qui montre qu’il sait adapter sa vitesse, ses réglages et sa gestion de course à des bateaux très différents. L’article insiste aussi sur sa capacité à rester rapide sans surjouer, en limitant le risque tout en gardant une vraie efficacité.

Sam Goodchild s’est installé en France en 2011, au moment où la filière offshore française était déjà la plus structurée. Il y a trouvé un environnement exigeant, technique et très compétitif, avec des passages par l’Artemis Offshore Academy puis par les équipes d’Alex Thomson et de Mike Golding. Cette base explique sa progression méthodique plutôt qu’une simple montée éclair.

La période 2025-2026 est très parlante : victoire sur la Course des Caps, The Ocean Race Europe, le Défi Azimut et titre de champion IMOCA Globe Series 2025, puis victoire sur la 1000 Race et deuxième place à la Vendée Arctique en 2026. L’article souligne aussi sa 9e place sur le Vendée Globe 2024-2025, preuve qu’il sait durer sur un tour du monde en solitaire.

Il est désormais skipper du projet pour 2026, tandis qu’une nouvelle génération de bateau est préparée pour le Vendée Globe 2028. Cela signifie qu’il n’est plus seulement vu comme un très bon coureur, mais comme un marin sur lequel on construit une stratégie de long terme. Sa régularité devient donc un atout central pour viser des résultats majeurs en solo.

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Théodore Duval

Théodore Duval

Je m'appelle Théodore Duval et j'ai trois ans d'expérience dans le domaine de la navigation, de la culture et de l'ingénierie maritime. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque je passais des heures à explorer les côtes et à m'émerveiller devant la complexité des navires. Ce qui me passionne, c'est d'expliquer les enjeux liés à la mer et aux technologies maritimes, tout en rendant ces thèmes accessibles à tous. Au fil de mes expériences, j'ai développé une approche rigoureuse pour vérifier les sources et comparer les informations. J'aime simplifier des sujets parfois complexes et suivre les tendances actuelles pour offrir un contenu utile, précis et à jour. Je m'efforce de partager mes connaissances de manière claire, afin d'aider mes lecteurs à mieux comprendre les défis et les opportunités du monde maritime.

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